Cabinet de Neuropsychologie Thomas Buttaci
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Contribuer au diagnostic des pathologies psychiatriques

Le diagnostic des pathologies psychiatriques est posé par un médecin psychiatre. Dans certains cas, la neuropsychologie permet de contribuer à ce diagnostic.

La schizophrénie

Appartenant au groupe des psychoses, la schizophrénie affecte 1% de la population mondiale. Elle se caractérise par l'association de symptômes positifs (idées délirantes, hallucinations, discours désorganisé, catatonie), de symptômes négatifs (affect émoussé, alogie, avolition, anhédonie, retrait social), de symptômes thymiques (dépression, anxiété, désespoir, démoralisation, stigmatisation, idées suicidaires) et déficits cognitifs (touchant principalement l'attention, la mémoire et les fonctions exécutives). Tout cela contribue à un dysfonctionnement socioprofessionnel. La neuropsychologie apporte beaucoup d'éléments dans la compréhension de la pathologie. L'évaluation peut servir à des fins diagnostiques, mais aussi pronostiques (le patient peut-il s'intégrer dans un groupe de travail? respecter des règles sociales?).

L'autisme, le syndrome d'Asperger et autres troubles envahissants du développement

Leur diagnostic est difficile du fait de la variabilité clinique. Dans le DSM4, les critères définissant l'autisme comportent une liste de 12 signes répartis en trois domaines: altération qualitative des comportements sociaux et de la communication, comportements répétitifs et intérêts restreints. Ensuite, on distingue plusieurs sous-types à l'intérieur du spectre autistique, dont l'autisme de bas et de haut niveau, syndrome d'Asperger (tableau d'autisme sans retard de développement du langage, du développement cognitif des capacités d'autonomie, du comportement adaptatif et de la curiosité pour l'environnement sauf dans le domaine de l'intéraction sociale) et l'autisme savant (toute personne avec TED ayant développé des capacités spéciales, performances exceptionnelles à des tâches pour lesquelles ils se sont surentraînés).

Le stress posttraumatique

Au sein de la catégorie des troubles anxieux, l'état ou trouble de stress posttraumatique présente la particularité d'être consécutif à un événement traumatique, c'est-à-dire un événement représentant une menace vitale accompagnée d'une forte réaction de détresse, de dissociation ou d'effroi. Les individus traumatisés sont sujets à des phénomènes de reviviscences (flashs-back, cauchemars,...) spontanés ou déclenchés par des éléments rappelant le trauma. Ils présentent une hypertonie neurovégétative (sueurs, tachycardie, sursauts exagérés,...). Les troubles s'accompagnent de comportements d'évitement et d'un émoussement émotionnel visant à atténuer les reviviscences et l'hypertonie, ce qui génère un handicap social, relationnel et professionnel. Le psychotraumatisme peut être à l'origine de modifications de la personnalité: existence centrée autour du trauma, alexithymie, repli affectif, désinvestissement des objets de plaisir, professionnels, voire conjugaux. Des déficits neuropsychologiques sont également observés dans le stress posttraumatique.

Le trouble obsessionnel-compulsif (TOC)

Les critères diagnostiques du TOC sont, selon le DSM4:

-L'existence d'obsessions (pensées, impulsions ou représentations récurrentes et persistantes qui, à certains moments de l'affection, sont ressenties comme intrusives ou inappropriées et qui entraînent une anxiété ou une détresse importante) et de compulsions (comportements répétitifs ou actes mentaux que le sujet se sent poussé à accomplir en réponse à une obsession ou selon certaines règles qui doivent être appliquées de façon inflexible).

-A un moment durant l'évolution du trouble, le sujet a reconnu que les obsessions ou compulsions étaient excessives ou irraisonnées (sauf en pédopsychiatrie).

-Les obsessions ou compulsions sont à l'origine de sentiments marqués de détresse, d'une perte de temps considérable ou interfèrent de façon significative avec les activités habituelles du sujet, son fonctionnement professionnel ou ses activités ou relations sociales habituelles.

Les déficits cognitifs dans le TOC se situent au niveau de la mémoire non verbale, des fonctions visuo-spatiales, des processus attentionnels visuels et certaines fonctions exécutives.

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